Courts-métrages //\\||+| Fass à Face
Note d'intention Cette fiction de 26 minutes à été tournée en partie dans les alpes valaisanne, et traite d’un sujet qui a la fâcheuse tendance de figurer régulièrement parmi les faits divers de notre petit pays. La présence de 2 millions d’armes à feu circulant en Suisse, et notamment celle du fusil d’assaut de l’armée Suisse (fass90) à domicile, m’a largement inspiré le canevas de ce film. Etant moi-même de nationalité Suisse, je m’interroge sur la potentialité criminelle d’une arme, et particulièrement du FASS90 à la maison (accompagné de 40 cartouches dès la sortie de l’école de recrue), et si ce n’est pas tant l’arme qui pose problème mais son titulaire, je voudrai avec ce film susciter une réflexion et engager un débat d’envergure nationale sur cette problématique. L’objectif du film est aussi, par le biais de festivals européens de courts-métrages d’engager le débat hors des frontières. Pour tenter d’initier ce débat, le film devrait être dans un premier temps diffusé dans les salles obscures suisses ouvertes à une programmation alternative. ![]() Le rôle principal du film (interprété par René-Claude Emery, comédien suisse romand professionnel) dépeint un personnage atteint de schizophrénie qui entretient avec son arme un rapport fusionnel et pour le moins singulier. Il apprend par une circulaire de la confédération que tous les fusils d’assaut (dont le sien) ainsi que les munitions de poche, doivent réintégrer les casernes sous deux jours et ne seront plus jamais la propriété des soldats suisses. Entraîné dans sa folie pathologique, ces deux jours restants lui offriront désormais un champ d’actions illimité, parfois drôle et souvent inquiétant. Le film renvoie à la responsabilité de l’être humain et ne prend pas clairement position dans un débat binaire du type « pour ou contre le fusil d’assaut ». Il veut ouvrir le champ du débat sur la violence potentielle de chaque être humain et les moyens mis à sa disposition pour l’accomplir. Pour l’auteur, il n’est pas porteur d’incitation à la violence. ...................................................................
|
|||
